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Dr. Siham Rizkallah - Labellisation, Certification et Reporting social... Besoin d’une plateforme nationale

السبت, 2 فبراير, 2019

Labellisation, Certification et reporting social...
Besoin d’une plateforme nationale

Dr. Siham Rizkallah

Le besoin d’assurance et de garantie concernant la qualité sociale ou environnementale d’un produit ou d’un management d’une entreprise s’affichant socialement reponsable a donné naissance à une multitude de dispositifs de certification et de labellisation qui s’inspirent souvent des procédures d’assurance qualité.
La vérification des comportements sociaux et environnementaux au moyen d’audits appropriés constitue également un enjeu important pour l’obtention d’un Label, d’un certificat et d’une validation du Reporting Social de Responsabilite Sociale des Entreprises RSE ou d'Economie Sociale et Solidaire ESS. Quels sont les exigences d’evaluation des demarches RSE et comment debouchent elles au besoin de créer une plateforme nationale specifique ?

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Il est connu que l’application de Labels sociaux, de code de conduite et de rapports certifiés par l’Audit favorise l’acceptation et la vérification de l’application de normes et la garantie de la bonne communication sur la RSE. La labellisation sociale qui combine l’adoption d’un code de conduite et l’accréditation de cabinets d’Audit social garantit la fiabilité de l’information et l’efficacité de la communication aux consommateurs pour qui elle facilite l’accès à l’information.
La labellisation sociale ne constitue pas seulement un support de communication intéressant pour les entreprises souhaitant s’afficher socialement responsable smais egalement pour les strustures de l’Economie Sociale et Solidaires (ONG, fondations.) qui sont la main executive des projets RSE finances par les entreprises privees a but lucratif.
A savoir que la labellisation combine les avantages de plusieurs outils de communication dont :
Premierement, la formalisation d’un code de conduite devant aboutir à la production d’un référentiel international, valide par un organisme officiel reconnu pour cette fin et rassemblant des representant de toutes parties prenantes (autorites publics, entreprises prives à but lucratif et structures de l’Economie Sociale et Solidaire à but non lucratif).
Deuxiemement, l'accréditation de cabinets d'audit social contrôlant la qualite des demarches RSE et ESS et les rapports scientifiques non financiers qu'ils publient
Troisiemement, la délivrance, par cet organisme indépendant, d’un label social, garantissant que l’orgaisation en question respecte les clauses sociales et environnementales selon les criteres definies par l’organisme officiel responsable.
La labellisation sociale présente des qualités fondamentales dont principalement la fiabilité des informations permetant au public de distinguer les produits et services des entreprises et structures respectant les critères sociaux de ceux qui ne respectent pas, d’ou l’efficacité de communication qui favorise l’accessibilité du public à l’information.
De plus, la labellisation sociale dépasse les limites d’une politique de communication pour agir sur les choix et les pratiques des structures en question. Toutefois, la credibilite des Labels exige un organisme/plateforme nationale autorisee à l’accorder surtout avec la multiplication des programmes de labellisation dans nombreux secteurs ainsi que l’absence des normes définissant la qualité des certificateurs et leurs méthodes de certification portant atteinte a leur transparence. Ceci risquerait d’augmenter les frais d’information pour les producteurs, de perdre la confiance du public et de conduire à une multiplication des labels.
La mise en œuvre des labels sociaux, des codes de conduite et des rapports certifiés par l’audit implique la définition universelle acceptée des normes et criteres, la surveillance et la certification voire d’évaluation par Audit social des rapports RSE des entreprises et des rapports sociaux des structures ESS.

Le « reporting » RSE se définit comme la publication régulière d’infos sur la manière dont l’entreprise appréhende les impacts économiques, environnementaux, et sociaux et ses activités…

Ces infos sont soit intégrées dans le rapport financier soit publiées séparément sous la forme d’un rapport souvent intitulé « rapport Développement Durable ».

Les constats et les approches théoriques de la RSE permettent de dégager les deux objectifs majeurs du Reporting sociétal : il s’agit d’une part d’un processus de légitimation de l’entreprise et d’autre part il s’agit de contrôler les dirigeants et de leur demander de publier une info fiable et utile aux parties prenantes.

La production d’un rapport non financier de qualité est un exercice complexe et coûteux.

L’une des difficultés majeures de l’établissement d’un Reporting est la définition de son périmètre, c’est à dire du choix des entités qui sont incluses dans les données chiffrées ou les actions presentées.

Toutefois, la mise en place d’un système d’infos en vue d’un Reporting RSE oblige les dirigeants dans des domaines qu’ils ignoraient souvent à définir des politiques et des indicateurs qui peuvent servir de repères pour le pilotage d’une stratégie plus responsable.

L’Audit des rapports de développement durable : le processus d’Audit des rapports RSE pose 3 questions : Quel est l’objet de l’Audit ? qui a les compétences pour réaliser ces Audits ? Quelles sont les méthodologies et normes à appliquer ?

Le Reporting apparaît comme un dispositif majeur de la RSE puisqu’il devrait permettre aux dirigeants de rendre des comptes de façon transparente sur leurs impacts clés et sur les actions visant à les diminuer.
Toutefois, la reconnaisance de la qualite scientifique de tels rapports, la fiabilite de leur contenu et la credibilite et bonne reputation qu’ils doivent inspirer au grand public necessite certes une validation par une entite officielle/plateforme RSE reconnue.

A partir de la, et au regard des plateformes publiques officielles pour la RSE créées dans la pllupart des pays occidentaux (notamment la France) et certains pays arabes, un organisme à caractère mixte privé-public s’avère plus adéquat pour le Liban. Un tel organisme est convenable pour un pays comme le Liban où le secteur privé constitue depuis toujours le moteur de l’économie nationale et où l’initiative privée de la société civile à travers les ONG joue un rôle primordial de locomotive permettant des reponses aux besoins sociaux completant les interventions du secteur public.

Un tel organisme/plateforme devrait rassembler des représentants des entreprises, des ONG, des syndicats et des investisseurs pour débattre sur des questions relatives à la RSE, ses enjeux, sa contribution au DD… unifier les efforts des secteurs privés et publiques ainsi que les efforts de la société civile à travers un Networking entre les ONGs locales ainsi qu’avec les organismes donateurs locaux et internationaux…et aboutir à un dialogue qui assure un consensus entre les parties prenantes dont les avis et les intérêts peuvent être très différents mais complementaires.

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مقال
بواسطة:
باحثة وأستاذة محاضرة في جامعة القديس يوسف في لبنان
عضو منذ: 24/09/2016
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